Dette des marchés émergents : les réformes politiques en Asie

L’Asie est une région connue pour son évolution dynamique et sa rapide croissance économique. Cette réputation a attiré les investisseurs mondiaux en quête d’un nouveau foyer de rentabilité. Les deux pays qui se sont distingués en tête du progrès de la région sont l’Inde et l’Indonésie. Les réformes mises en œuvre par leurs gouvernements respectifs et les politiques conservatrices appliquées par leurs banques centrales ont contribué à soutenir et à consolider les marchés obligataires de ces pays.

En Inde, le premier ministre Narendra Modi continue de recueillir le soutien de la population alors qu’il entreprend des réformes nationales de grande échelle. Au cours de la dernière année, la démonétisation des deux billets de roupies de la plus grande valeur et l’instauration d’une taxe nationale sur les produits et services ont été deux mesures importantes pour le progrès de l’économie indienne, bien que chacune se soit heurtée à des obstacles tout au long de sa mise en œuvre.

Malgré l’amélioration de la situation financière et les progrès technologiques, la Banque de réserve de l’Inde (RBI) continue de maintenir le pays sur la voie étroite et rigoureuse de la lutte contre l’inflation rampante et de la stabilisation de la monnaie.

Source : CEIC, Bloomberg, 30 juin 2017. Remarque : Nouvelle série d’IPC à partir de février 2015, année de base mise à jour à 2012 (par rapport à 2010) et pondérations inférieures pour les denrées alimentaires et le carburant. Données fournies à titre indicatif seulement.

L’Indonésie fait également d’importants progrès dans ses efforts pour instaurer des réformes essentielles. Depuis qu’il est devenu premier ministre à la fin de 2014, Joko Widodo, ou Jokowi, a adopté plusieurs réformes, dont un programme d’amnistie fiscale et une réduction des subventions au carburant, avec un succès mitigé. La Banque d’Indonésie (BI) a également soutenu l’économie nationale en maintenant l’inflation à un taux suffisamment faible et stable.

Source : Bloomberg, octobre 2017.

Compte tenu de leur faible corrélation historique avec les obligations des marchés développés, les obligations indiennes et indonésiennes peuvent être de puissants vecteurs de diversification dans un portefeuille. C’est pour cette même raison qu’elles ne sont pas aussi sensibles à la tendance haussière des taux d’intérêt actuellement répandue dans le monde développé. La RBI et la BI ont toutes deux réduit les taux d’intérêt de 25 points de base, contribuant ainsi à soutenir la vigueur de leurs économies et de leurs marchés obligataires, et les bilans des deux pays affichent de solides réserves de devises étrangères, qui n’ont cessé de croître au cours des dernières années.

Source : Bloomberg, 30 juin 2017. Données fournies à titres indicatif seulement.

Les marchés émergents d’Asie continuent de se développer et de gagner en vigueur. Ainsi, les titres de créance des marchés émergents présentent de solides atouts, dont un fort potentiel de rendement et de diversification. Les investisseurs en quête de valeur et d’opportunités exclusives dans cette catégorie d’actifs trouveront un monde de possibilités dans les marchés obligataires de l’Inde et de l’Indonésie.

Les titres à revenu fixe sont sujets à certains types de risques, y compris : le risque de taux d’intérêt (la fluctuation des taux d’intérêt peut entraîner une baisse de la valeur marchande d’un investissement), le risque de crédit (tout changement à la situation financière de l’émetteur, du prêteur, de la contrepartie ou de la garantie sous-jacente), le risque de remboursement anticipé (les émetteurs de titres de créance peuvent rembourser ou refinancer leurs prêts ou obligations plus tôt que prévu), le risque de rachat (certaines obligations permettent à l’émetteur de les racheter avant leur échéance) et le risque de prolongation (les remboursements de capital peuvent ne pas être versés en temps voulu, ce qui entraîne une prolongation de l’échéance prévue du titre). Les titres étrangers sont plus volatils, plus difficiles à évaluer et moins liquides que les titres américains. Ils sont assujettis à des normes comptables et réglementaires différentes, et à des risques politiques et économiques. Ces risques sont amplifiés dans les pays des marchés émergents.